La sourde violence des rêves

La sourde violence des rêves

K. Sello Duiker

Roman vaste, dense, osé, ce roman d’apprentissage, La sourde violence des rêves raconte la plongée de Tshepo dans la dépression, voire la folie, puis sa lente émersion via la prostitution qui lui fait connaître la fraternité, la tendresse et même l’amour. Son parcours suivra les voies de la ville du Cap, sorte de San Francisco des antipodes, à l’image de cette société multiple où il côtoie des personnes de toutes origines, des plus pauvres aux plus aisés.

Roman polyphonique, La sourde violence des rêves est traversé de réflexions nombreuses brillantes sur le rapport entre les hommes et les femmes, l’identité sexuelle, l’homosexualité, les relations entre les « races », l’alcool, la drogue, les communautés... Ce roman brosse une fresque formidable de la vie au Cap (Afrique du Sud), au tournant du siècle, creuset d’un nouveau monde où affleure une nouvelle géographie des genres. Vaste odyssée urbaine, La sourde violence des rêves propose une « saison en enfer » moderne.

K. Sello Duiker, à propos de son roman La sourde violence des rêves :

« J’ai écrit ce roman dans un contexte sud-africain, pour des lecteurs […] de mon âge, parce que notre génération est confrontée à différents changements autour de nous, et je voulais dire quelque chose des pressions et des contradictions que nous vivions. Je pense que le livre n’est pas politiquement correct bien que ce soit un compte rendu sensible de ce qui se passe, je pense, en Afrique du Sud de nos jours. C’est la vision d’un jeune noir sur ce qu’il se passe. Le roman explore la culture de la jeunesse et ce que cela signifie d’être jeune. Il décrit plusieurs milieux sociaux, depuis les scandaleusement riches jusqu’aux plus pauvres du Cap. Dans le fond, c’est un roman d’apprentissage. Il présente des jeunes Africains, pas exclusivement en tant que noirs, mais comme des hommes et des femmes aussi complexes que n’importe qui d’autre. Il fera comprendre à l’étranger que les jeunes en Afrique du Sud ont à faire face aux mêmes difficultés que les jeunes du Nord. Nous, en Afrique, nous ne sommes absolument pas différents. » 

Traducteur

La traduction est assurée par Jean-Yves Kruger-Katelan qui a longtemps travaillé dans la presse (notamment au magazine Première et L’Autre journal), et qui est aujourd’hui collaborateur de maisons d’édition. Il est également auteur d’un récit publié chez Flammarion (Paris c’est fini).
Cette traduction a bénéficié du soutien du Centre national du livre.

Le premier titre de la nouvelle collection « Pulsations »

La sourde violence des rêves est le premier titre de la nouvelle collection de Vents d’ailleurs : « Pulsations ». Cette collection entend, à travers des œuvres de fiction venues du monde entier, se faire le reflet des changements sociaux, culturels, politiques de notre monde, de ses « pulsations ». Elle est dirigée par Claire Riffard (http://www.item.ens.fr/index.php?id=207600) et Jean-Pierre Orban (http://www.africultures.com/php/index.php?nav=personne&;no=17472).

  • ISBN : 9782364130395
  • Format : 15 x 22 cm
  • Pages : 496
  • Prix : 23 €
  • Fabrication :

    Livre broché, couverture sur Tintoretto Stucco, fausse couverture sur popset noir. Papiers intérieur et de couverture issus de forêts écologiquement gérées.

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